Le drone de senseFly distingué par venture kick

Un mini-drone autonome pour scruter les grandes étendues agricoles ou les zones dévastées par une catastrophe naturelle: l'innovation technologique de senseFly a séduit le jury de venture kick. La jeune entreprise issue de l'EPFL franchit la dernière étape du programme et reçoit au total 130'000 francs de capital d'amorçage. Le jury récompense également les "vaccins sucrés" de la start-up zurichoise Malcisbo.

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L'équipe de senseFly, de gauche à droite: Antoine Beyeler, Andrea Hildebrand, Jean-Christophe Zufferey

Drôle d'appareil que celui présenté par Jean-Christophe Zufferey au jury de venture kick. Caché dans un grand attaché-case, le mini-drone ressemble à s'y méprendre à un modèle réduit d'avion futuriste qui aurait subi une sérieuse cure d'amaigrissement: son poids total ne dépasse pas les 500 grammes. "A peine cinq plaques de chocolat", souligne le directeur de senseFly. Une fois sorti de l'attaché-case, il ne faut pas plus d'une quarantaine de secondes pour assembler l'aéronef et que ce dernier prenne son envol.

Des yeux dans le ciel
Marier les domaines prometteurs de la robotique bio-inspirée et la micro-ingénierie, tel a été le pari de Jean-Christophe Zufferey et de son collègue Antoine Beyeler. Le duo, issu de l'EPFL, a mis au point ce robot volant extrêmement performant, autonome, et qui ne nécessite aucune connaissance préalable pour être utilisé. Une innovation technologique qui est loin d'être un jouet ou un simple gadget.

Rejoints par Andrea Hildebrand, aux commandes du marketing et des ventes, les fondateurs de senseFly ont identifié deux débouchés commerciaux pour cet appareil: l'agriculture et la sécurité. Le robot peut en effet se prêter à toute sorte de mesure: météo, cartographie et surtout prise de vue aérienne. "Aux Etat-Unis, les gros propriétaires fermiers disposent de domaines très étendus, qui couvrent très souvent plus de 400 hectares. Impossible de savoir si un champ est prêt à être cultivé ou si un terrain est suffisamment irrigué sans se rendre sur place. Avec notre appareil, il est possible à un agriculteur de disposer, en quelques minutes, d'une image fidèle et en haute résolution de l'état de ses cultures et de visualiser tout ceci sur un simple écran", explique Jean-Christophe Zufferey.

L'aéronef se révèle également particulièrement adapté aux situations de catastrophes naturelles. En survolant des zones accidentées, par un tremblement de terre par exemple, le mini-drone peut donner des indications précieuses à des équipes de sauvetage pour visualiser les routes praticables ou estimer le nombre de blessés. Des atouts qui devraient susciter l'intérêt des investisseurs. La start-up espère vendre quelque 200 appareils en 2011 et atteindre alors son seuil de rentabilité.

Des vaccins à base de sucre
Deuxième lauréat de venture kick, Lino Camponovo et sa start-up Malcisbo sont distingués pour leur innovation dans la lutte contre les infections intestinales. Plus de 400 millions d’êtres humains souffrent chaque année de ce type de maux, provenant de la consommation de viandes infectées par des bactéries, en particulier le ampylobacter. Ces bactéries prolifèrent dans les intestins des volailles et peuvent lors de l'abattage se retrouver dans la viande prête à être consommée. La start-up Malcisbo a trouvé un moyen de résoudre ce problème. Elle expérimente une nouvelle matière première à base de sucre pour produire des vaccins vétérinaires dissolubles dans l'eau et qui peuvent donc facilement être administrés dans les abreuvoirs. Une alternative efficace, bon marché et simple pour protéger facilement un élevage – et au final les consommateurs.

Weiterführende Links

annual report 2013

Mehr als 11 Mio. an Startkapital, über 298 finanzierte Startups, mehr als 464 Mio. an Folgefinanzierungen und 2433 neue Jobs - dies ist der Erfolgsausweis von venture kick seit die private Initiative im Herbst 2007 ins Leben gerufen wurde (Konsortium).

annual report 2013

Eine philanthropische Initiative eines privaten Konsortiums

Wissenschaftliche Innovationen in die Marktwirtschaft zu transferieren und damit nachhaltige Arbeitsplätze zu schaffen ist der Schlüssel für sozialen und wirtschaftlichen Wohlstand. Startups sind besonders in den Anfängen hohen wirtschaftlichen Risiken ausgesetzt, die weder von öffentlichen Geldern, noch von privaten Investoren abgefedert werden. Diese Lücke zu schliessen und Startups in einer sehr frühen Phase zu unterstützen ist wichtig und eine philantropische Aufgabe.