DistalMotion et UrbanFarmers remportent venture kick

Les deux nouveaux vainqueurs de venture kick sont localisés à Lausanne et à Zurich. Spin-off de l’EPFL, DistalMotion développe un nouveau type de traitement chirurgical, très peu invasif, pour le cancer de la prostate. La start-up zurichoise UrbanFarmers défend quant à elle un modèle d’agriculture urbaine inédit. En clôturant la dernière étape de venture kick, les deux jeunes sociétés vont pouvoir maintenant se lancer véritablement dans l’aventure entrepreneuriale grâce aux 130'000 francs de fonds d’amorçage récoltés jusqu’ici.

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L'équipe de DistalMotion: Ricardo Beira et Lionel Flaction
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Roman Gaus et Andreas Graber, les deux cofondateurs d'UrbanFarmers

Selon l’American Cancer Society, 1 homme sur 6 fera l’objet d’un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie. Il existe à l’heure actuelle de bons outils pour procéder aux opérations chirurgicales en vigueur pour cette pathologie, mais les établissements hospitaliers auraient tout à gagner à disposer de méthodes peu invasives et moins onéreuses pour ce type d’interventions. Près de 85% des hôpitaux ne proposent que la voie chirurgicale nécessitant d’ouvrir l’abdomen du patient, ce qui implique des coûts élevés en raison de la lourdeur de la procédure et de la durée d’hébergement hospitalier des personnes opérées. Pour cette raison, beaucoup d’établissements de petite taille ont renoncé à pratiquer des prostatectomies.

Un outil efficace et peu coûteux pour la chirurgie prostatique
DistalMotion pourrait bien changer la donne. Le spin-off de l’EPFL a développé un outil qui permet de minimiser les aspects invasifs des opérations de la prostate, pour les mêmes résultats cliniques et qui est accessible à tout type d’établissement de soin. Cet outil, basé sur un système breveté à retour de force, permet au chirurgien de ressentir au plus près la conséquence de ses gestes au cours de l’opération et de bénéficier d’une précision inégalée. Son coût est près d’un dixième de systèmes robotisés concurrents, lesquels sont en outre sensiblement plus imposants.

Membre de l’équipe des venture leaders 2011, le CEO et cofondateur de DistalMotion, Ricardo Beira, avec son collègue Lionel Flaction dans le rôle de directeur opérationnel, espère terminer son prototype dans les 6 mois. L’argent récolté dans le cadre de venture kick servira aux entrepreneurs pour tenter d’imposer leur innovation et d’avoir suffisamment de temps pour lever davantage de capitaux, pour entrer sur le marché d’ici à 2015.

«venture kick représente un des programmes de soutien à l’entrepreneuriat parmi les plus prolifiques. Davantage que l’argent que nous avons récolté, ce sont les retours d’information que nous avons reçus de la part des jurés et des équipes concurrentes qui se sont révélés décisifs pour le développement de notre société», estime Ricardo Beira.

De la nourriture fraîche sur les toitures des maisons
La population mondiale ne cesse de croître, et la prise de conscience de la nécessité de disposer d’un environnement plus avare en émissions de gaz à effet de serre ne s’est pas encore imposée. Près de 80% du prix de détail affiché dans les supermarchés pour des produits comme les salades servent encore à couvrir les coûts de transport et de manutention. C’est dans ce contexte que s’est lancée la société UrbanFarmers, laquelle compte bien s’attaquer au système en permettant la production de poisson frais, de fruits et de légumes de manière respectueuse de l’environnement, selon un modèle de «villes du futur» programmées pour ce siècle.

UrbanFarmers se positionne comme une cleantech dans le domaine de l’agriculture. Ce spin-off de la Haute école spécialisée zurichoise de Wädenswil a été fondé en 2011 par Roman Gaus et Andreas Graber. L’objectif de ces derniers est de fournir des solutions durables et concurrentielles pour permettre la culture de produits agricoles en pleine ville. L’impact sur l’environnement, en particulier en termes d’émissions de CO2, est indéniable, et le modèle permet de contrôler toute la chaîne de production.

La société a ainsi conçu différents modèles de cultures hydroponiques ou d’aquacultures qui permettent de produire pratiquement à l’endroit même où les produits seront consommés. Fini la corvée au supermarché lorsqu’il suffit de se rendre sur une serre installée sur le toit de sa maison pour faire son marché de produits frais ou de grappiller une salade dans une boîte en verre installée sur son balcon. Bien évidemment, le bilan écologique est assuré dès en amont de la chaîne par un contrôle étroit des nutriments administrés aux plantes et aux poissons. UrbanFarmers dispose d’une ferme pilote au LokDepot, dans la région bâloise, laquelle sert de preuve de concept et de vitrine pour la société.

«Nous sommes heureux d’avoir clôturé toutes les phases de venture kick. Notre vision de l’agriculture urbaine est peut-être en avance de quelque 20 ans pour le marché de masse, mais je suis convaincu que nous avons réussi à convaincre le jury que la gamme de produits que nous avons prévu de lancer était susceptible de percer, grâce à notre équipe et à nos succès passés», souligne Roman Gaus, cofondateur d’UrbanFarmers. Le jeune entrepreneur ajoute que les premières étapes de venture kick ont permis à la société de générer un «buzz» énorme, leur permettant de lever leurs premiers fonds.

A propos de venture kick
venture kick est un fonds de pré-amorçage soutenu par Gebert Rüf Stiftung, Ernst Göhner Stiftung, OPO-Stiftung, Avina Stiftung et la Fondation 1796 de Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. La gestion opérationnelle du fonds est confiée à IFJ Institut für Jungunternehmen, basé à St. Gall, Zurich et Lausanne. L’objectif de cette initiative privée est de doubler le nombre de spin-off issus des hautes écoles et universités suisses, d’améliorer la qualité des start-up ainsi que leur attractivité vis-à-vis d’investisseurs professionnels. Afin d’atteindre cet objectif, venture kick offre un financement d’amorçage allant jusqu’à 130'000 francs.

Depuis son lancement en automne 2008, venture kick a octroyé un financement de quelque 8 millions de francs à 219 projets de spin-off issus des hautes écoles suisses. 155 sociétés hautement innovantes ont vu le jour, créant environ 1600 postes de travail qualifiés et durables pour l’économie suisse. Les start-up soutenue ont à leur tour pu lever plus de 230 millions de francs en volume de financement.

Additional Links

annual report 2013

More than CHF 11m invested, over 298 startup projects financed, more than 464m in financing volume and 2.433 jobs created - this is venture kick's track record since the private initiative was launched in the fall of 2007 by a private consortium

annual report 2013

A PHILANTHROPIC INITIATIVE OF A PRIVATE CONSORTIUM

Turning scientific innovation into entrepreneurial activity and job creation is the basis of societal and economical prosperity. In the very early stages, startups bear very high risks that are neither carried by public money nor by private investors. Supporting seed stage startups fills a crucial gap and is therefore purely philanthropic.